Laurent Cantamessa : ingénieur d’étude

Un MASTER d’Histoire du droit peut s’inscrire de différentes manières dans un cursus. Il est cependant une constante : on ne fait pas un MASTER d’Histoire du droit par hasard. Effectuer un MASTER d’Histoire du droit, c’est d’abord vouloir acquérir une profondeur de réflexion que ne permettent pas toujours les enseignements de droit positif fondés sur la maîtrise de la technique juridique. C’est également, dans bien des cas, répondre à l’envie, née dès la première année de licence, dès les premiers enseignements d’Histoire du droit, d’approfondir la connaissance et la maîtrise de cette matière.

 

C’est parce que je souhaitais aborder les questions juridiques sous un angle qui combine la rigueur méthodologique et l’ouverture vers d’autres domaines de connaissances que j’ai effectué un DEA d’Histoire du droit. J’ai ensuite poursuivi par une thèse portant sur l’Histoire du droit social.

 

Certes, il n’existe pas de rapport direct entre les fonctions d’ingénieur d’études que j’occupe aujourd’hui à la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Limoges et l’Histoire du droit. Pourtant, ma formation constitue une ressource à laquelle je n’ai cessé et je ne cesse de faire appel. Ce sont moins des connaissances précises qui sont alors sollicitées, bien qu’elles fournissent des éléments d’interprétation souvent utiles, que l’ouverture et la démarche que procurent une formation approfondie en histoire du droit. Ainsi, lorsqu’il s’agit de préparer les épreuves d’un concours, de parvenir rapidement à maîtriser de nouveaux domaines de connaissances, de démêler les fils d’un dossier complexe, ou encore de donner une cohérence d’ensemble à des actions précédemment dispersées, une formation en Histoire du droit représente un atout.